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De Glasgow à Belém : Retour sur cinq ans de négociations climatiques (2021-2025)

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Entre 2021 et 2025, les négociations climatiques internationales ont connu une intensification sans précédent, dans un contexte marqué par l’urgence environnementale et la recomposition des rapports de puissance.

De la COP26 de Glasgow à la COP30 de Belém, ces rencontres ont oscillé entre progrès diplomatiques, blocages structurels et instrumentalisation géopolitique. Si elles apparaissent parfois insuffisantes face à l’ampleur du défi climatique, elles restent un cadre central de coopération dans un monde fragmenté.

Les COP, un enjeu de pouvoir

Au-delà de la question climatique, les COP constituent un espace d’affrontement stratégique entre grandes puissances. Les États-Unis et la Chine, premiers émetteurs mondiaux, alternent entre coopération et compétition pour le leadership climatique. Dans ce contexte, la transition énergétique devient aussi un levier de puissance économique et industrielle.

L’Union européenne, historiquement moteur, se retrouve confrontée à un dilemme : poursuivre ses ambitions climatiques au risque d’accroître sa dépendance industrielle, notamment vis-à-vis de la Chine, ou ralentir sa transition pour préserver sa compétitivité.

Ainsi, la lutte contre le changement climatique redessine les rapports de force internationaux et s’inscrit dans une logique de concurrence technologique, industrielle et géopolitique.

Un cadre imparfait mais indispensable

Malgré leurs limites, les conférences climatiques restent un outil irremplaçable de gouvernance mondiale. En l’absence d’autorité supranationale contraignante, elles permettent d’instaurer un cadre de dialogue, de transparence et de pression politique entre États.

Elles offrent également une visibilité médiatique et diplomatique essentielle pour maintenir la question climatique au cœur de l’agenda international. Leur disparition laisserait place à une fragmentation accrue des initiatives et affaiblirait la coopération globale.

Vers une nouvelle approche de la gouvernance climatique

Face aux blocages persistants, cette nouvelle Note stratégique de Jean-Paul Maréchal appelle à repenser les fondements de la gouvernance climatique. L’une des pistes avancées consiste à dépasser la logique strictement nationale pour adopter une approche plus « cosmopolite », fondée sur les responsabilités individuelles et les modes de vie plutôt que sur les frontières étatiques.

Dans un monde à la fois interconnecté et fragmenté, la réussite de la transition écologique dépendra de la capacité des États, des entreprises et des sociétés à coopérer durablement. Si les COP ne constituent pas une solution miracle, elles demeurent un espace indispensable pour construire, pas à pas, une réponse collective à l’un des défis majeurs du XXIe siècle.