Aéroport Paris-Charles de Gaulle : un hub stratégique pour la compétitivité française

Choiseul | Grand Roissy Ressources & Matérialité Territoires Transitions
29 juin 2026
Aéroport Charles de Gaulle
ricardo gomez angel 2wrzp2ambri unsplash

À l’invitation du Groupe ADP, l’Institut Choiseul a réuni lauréats et partenaires pour une immersion au cœur de Paris-Charles de Gaulle. Premier hub européen pour le trafic intercontinental, l’aéroport occupe une place singulière dans l’économie française : il concentre des flux de voyageurs et de marchandises, des milliers d’emplois et d’entreprises, mais aussi des enjeux de mobilité, d’environnement et de développement territorial.

Cette visite privilégiée a permis d’en explorer les différentes dimensions et de comprendre comment une infrastructure de cette ampleur cherche aujourd’hui à accompagner la croissance tout en transformant son modèle.

Paris-Charles de Gaulle, un moteur économique et stratégique

Avec près de 90 000 emplois directs et plus de 700 entreprises implantées sur la plateforme, Paris-Charles de Gaulle dépasse largement sa fonction aéroportuaire. Son activité irrigue tout un écosystème économique et contribue à l’attractivité de la France auprès des entreprises, des investisseurs et des voyageurs internationaux.

Une dimension qui devrait encore se renforcer dans les prochaines années. Le Groupe ADP vise jusqu’à 100 millions de passagers à l’horizon 2034. Mais cette croissance ne passera pas par la création de nouvelles pistes : l’enjeu est désormais de tirer davantage parti des infrastructures existantes, en améliorant leur capacité et leur efficacité.

Cette logique vaut aussi pour les flux de marchandises. Souvent moins visibles que ceux des passagers, ils constituent pourtant une fonction essentielle de CDG. Le fret aérien fait de l’aéroport un maillon des chaînes d’approvisionnement françaises et européennes, notamment pour les marchandises à forte valeur ajoutée ou nécessitant des délais d’acheminement courts.

Développer l’existant : le nouveau défi de l’aéroport

L’abandon du projet de Terminal 4 marque une évolution dans la manière d’envisager le développement de la plateforme. Plutôt que de multiplier les nouvelles infrastructures, le Groupe ADP privilégie désormais la rénovation et l’optimisation de l’existant.

Ce choix répond aussi à une autre exigence : celle de réduire l’empreinte environnementale de l’activité aéroportuaire. Décarbonation, développement de l’intermodalité et limitation de l’artificialisation des sols font partie des principaux leviers mobilisés.

L’enjeu est donc moins de choisir entre développement et transition que de faire évoluer les deux de concert. Une équation complexe pour une infrastructure appelée à rester un point d’entrée majeur sur le territoire français et un nœud essentiel des échanges internationaux.

De la performance des infrastructures à l’expérience passager

Cette transformation se joue également à l’échelle des usages. La performance d’un grand aéroport ne se mesure plus uniquement au nombre de passagers qu’il peut accueillir, mais aussi à la fluidité de leurs parcours et à la qualité des services proposés.

À CDG, cette évolution passe notamment par le développement de l’offre commerciale Extime et par une démarche d’amélioration continue de l’expérience passager, nourrie par l’observation des pratiques mises en œuvre dans les grands aéroports internationaux. Autrement dit, l’infrastructure doit être capable de faire mieux, et pas seulement de faire davantage.

Un hub mondial qui doit aussi composer avec son territoire

Cette recherche de performance ne peut enfin être dissociée de l’environnement dans lequel s’inscrit l’aéroport. Avec les communes et les populations qui l’entourent, CDG entretient un dialogue permanent sur les impacts de son activité.

La Maison de l’Environnement joue un rôle central dans cette relation. Elle mène des actions auprès des riverains, des élus et des établissements scolaires et participe à l’information sur les activités de la plateforme. Les dispositifs consacrés à la réduction des nuisances sonores constituent un autre volet de cette démarche.

Cette dimension territoriale rappelle que l’avenir d’un grand hub ne se joue pas simplement dans ses terminaux ou sur ses pistes. Il se construit aussi dans sa capacité à s’intégrer à son environnement, à créer de la valeur pour son territoire et à accompagner les transformations qui l’attendent.

Paris-Charles de Gaulle apparaît ainsi comme bien plus qu’une porte d’entrée sur la France. Par son rôle dans les mobilités, l’emploi, la logistique et les échanges internationaux, il constitue un écosystème économique, industriel et territorial à part entière. Sa transformation pose, à son échelle, une question qui dépasse le seul secteur aérien : comment continuer à développer une infrastructure stratégique tout en la rendant plus sobre, plus performante et mieux intégrée à son environnement ?

Cette visite s’inscrit dans la volonté de l’Institut Choiseul de proposer à sa communauté des formats permettant d’aller sur le terrain et de mieux comprendre les infrastructures et les acteurs au cœur des transformations de l’économie française.

1 capture d’écran 2026 08 17 à 12.06.03
remi bertogliati cwvjvm055q4 unsplash
Aéroport Charles-de-Gaulle 2 – TGV, Roissy CDG cedex, Rémi Bertogliati / unsplash
3 final poster straight
2 capture d’écran 2026 08 17 à 12.07.11
01/04