Philippe LIMANTOUR
Directeur Technologique et Cybersécurité, Microsoft France
À l’occasion d’un nouveau Club Futur du travail organisé par l’Institut Choiseul et LinkedIn France, experts technologiques, dirigeants et DRH ont croisé leurs regards autour d’un enjeu central : comment concilier technologie, systèmes et talents face aux avancées technologiques, et notamment à la montée en puissance de l’intelligence artificielle.
Face à une accélération sans précédent des transformations numériques, l’IA ne se limite plus à un sujet d’innovation technologique. Elle reconfigure en profondeur les métiers, les organisations, les compétences et les cultures d’entreprise. Dès lors, la question n’est plus seulement quoi déployer, mais comment aligner l’ensemble des parties prenantes pour éviter les fractures et créer une dynamique collective et durable.
Pour éclairer ces enjeux aux côtés de LinkedIn France, ce Club Futur du travail a réuni :
Avec un éclairage introductif de Fabienne Arata, France Country Manager de LinkedIn France, et une modération assurée par Fabien Escoffier et Paul Gadel.
Un constat s’impose : la transformation liée à l’IA se joue sur deux temporalités complémentaires.
D’une part, une transformation très concrète des pratiques quotidiennes, qui modifie la manière dont chaque collaborateur exerce son métier. D’autre part, une transformation plus stratégique, qui interroge les modèles économiques, les nouveaux métiers et les disruptions à venir sur les marchés.
Cette double dynamique peut entraîner une perte de repères au sein des organisations. Pour y répondre, l’alignement entre processus, organisation, compétences et culture devient un impératif. Gouvernance, clarté des rôles et langage commun sont autant de leviers pour accompagner ces mutations sans laisser de collaborateurs sur le bord du chemin.
La question du temps libéré par l’IA a également été au cœur des discussions. Loin de se réduire à un gain de productivité, ce temps peut être réinvesti dans des activités à plus forte valeur humaine : relation client, accompagnement managérial, apprentissage continu. À condition, toutefois, de penser l’IA comme un outil au service du développement des compétences et non comme une fin en soi.
Au-delà des outils, les intervenants ont insisté sur l’importance de la culture d’entreprise. Passer d’une logique de silos à des organisations plus fluides suppose de valoriser la curiosité, l’apprentissage continu et l’esprit critique.
L’approche par les compétences s’impose ici comme un langage commun entre directions technologiques, RH et métiers. En s’affranchissant des référentiels figés, elle permet de repenser la mobilité, la performance et l’employabilité dans un environnement en constante évolution.
Ce rendez-vous confirme que la réussite des transformations technologiques repose moins sur la seule performance des outils que sur la capacité des organisations à aligner vision stratégique, gouvernance, compétences et culture. Une condition indispensable pour faire de l’IA un levier de performance durable, d’inclusion et d’engagement collectif.
Retrouvez les personnalités qui ont pris la parole lors de cette rencontre